Tous les vins ont été décantés trois heures avant.

Nous commençons par Léoville Poyferré, tout en finesse. Mais Gruaud-Larose qui suit est supérieur : puissance, complexité, longueur. Un très grand vin. En revanche, Rausan-Ségla est très quelconque, pas désagréable au début mais il évolue sur des notes végétales et amères.

Comme toujours, le passage aux premiers est cruel : nous commençons à tort par Margaux, pour rester dans la même région, et c'est un festival : le vin est grandiose, l'archétype du grand Bordeaux, le vin parfait car il a la puissance et l'équilibre, la finesse et la complexité, un nez magnifique et une belle longueur... Il a tout ! Et c'est bien dommage pour Mouton-Rothschild, très bon, qui souffre de la comparaison. Tout en rondeur, plaisant, il manque un peu de tout, alors que dans d'autres circonstances on l'aurait trouvé remarquable.

En revanche, Lafite est d'un autre calibre. Mais lui aussi souffre à côté du Margaux. Un nez plus grandiose encore, certes, mais moins de longueur que Margaux, moins de longueur, moins de plaisir. Un très grand vin néanmoins.

Alors, 1986 est-il supérieur au 82 ? C'est vrai pour Margaux, évidemment, moins pour Lafite (les deux sont remarquables), et pas du tout pour Mouton. Aucune conclusion à en tirer, sauf si l'on tient compte des prix, dans ce cas on ne boit que des 86 !

 

Classement :

Margaux

Lafite

Mouton

Gruaud

Poyferré

Rausan