C’est avec une véritable joie que j’attaque le dry january par une série de dégustations des châteaux Cos-d’Estournel et Montrose. Deux belles propriétés qui ont certes récemment changé de mains mais qui furent, au cours des quatre décennies précédentes, d’une exceptionnelle régularité comme on en trouve finalement peu d’exemples.


Fi des verticales et des horizontales, j’inaugure les dégustations parallèles, en commençant par deux propriétés réellement comparables. Les vins furent donc dégustés deux par deux, à millésime identique, dans un ordre totalement arbitraire mais que je remets chronologiquement, avec le vainqueur pour chaque millésime et un commentaire laconique, bien suffisant à mon avis.


1970 : Montrose (de loin) mais Cos fut un des meilleurs que j’aie bu. Il s’améliore enfin !


1979 : Cos, car Montrose bouchonné quoique présentant une belle structure. Cos 79 est une très grande bouteille.


1983 : ex aequo. Millésime moyen et finissant, pas désagréable mais sans plus.


1993 : Cos, mais bon Montrose dans ce millésime peu réputé. Cos reste toutefois un grand de ce millésime !


1996 : Montrose le jour même, Cos très fermé voire plat, mais... le fond de bouteille du lendemain était exceptionnel ! À décanter 24 h à l’avance, pour la prochaine fois.


2004 : dans la décennie 2000, difficile de trouver des vins ouverts, d’où ce choix de millésime. Vainqueur : Montrose. C’est puissant et soyeux à la fois, alors que Cos est encore rude et tannique.

 

Les prochaines étapes de ce parcours quadri-décennal promettent d’être passionnantes !